À moins de deux mois des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026, la Direction générale des élections (DGE) hausse le ton face à ce qu’elle qualifie de tentative d’ingérence dans la gestion du processus électoral.
Dans un communiqué officiel (N°0005/MATD/DGE/2026), l’institution chargée de l’organisation des scrutins indique avoir constaté la diffusion, dans les médias et sur les réseaux sociaux, d’un document rappelant les conditions de candidature, notamment celles liées à la résidence, à l’exercice des mandats ainsi qu’aux obligations des délégations spéciales, des chefs de quartier et des chefs de district.
La DGE précise cependant que ce communiqué ne provient pas d’une structure habilitée, dénonçant une initiative qui, selon elle, constitue une intrusion dans un domaine strictement encadré par le Code électoral guinéen.
La DGE rappelle son monopole légal
Face à cette situation, l’organe électoral tient à réaffirmer son rôle exclusif dans la coordination, l’organisation et la gestion des processus électoraux et référendaires en République de Guinée, conformément aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur.
Elle insiste notamment sur le fait qu’elle demeure la seule institution habilitée à communiquer officiellement sur les critères de candidature, d’éligibilité et d’inéligibilité aux différentes élections.
Dans cette logique, la DGE met en garde contre toute tentative de substitution ou d’interprétation parallèle de ses prérogatives par d’autres institutions ou acteurs, rappelant que de telles initiatives ne reposent sur aucune base légale.
Un appel à la vigilance des acteurs électoraux
En conclusion, la Direction générale des élections invite les acteurs politiques, les administrateurs territoriaux ainsi que les citoyens à se référer uniquement à ses communications officielles, considérées comme les seules sources crédibles et valables en matière d’informations électorales.
Ce rappel intervient dans un contexte marqué par une intensification des préparatifs électoraux, où la maîtrise de l’information apparaît comme un enjeu clé pour garantir la transparence et la crédibilité du processus démocratique.

Amadou Diallo


































