Le porte-parole du gouvernement et ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a détaillé, vendredi 13 février 2026, les raisons ayant conduit à la fusion de plusieurs départements ministériels, notamment l’Économie et les Finances avec le Budget, ainsi que la Jeunesse et les Sports. Objectif affiché : simplifier les circuits administratifs et accélérer le financement des projets publics.
Face à la presse, le ministre a pointé les limites de l’ancien dispositif. « Avant, le ministère du Budget analysait la disponibilité des fonds, puis le ministère des Finances procédait aux mêmes vérifications pour ordonner le paiement. Aujourd’hui, une seule structure peut engager la dépense et en ordonner le règlement », a-t-il expliqué, évoquant un « gain de temps et d’efficacité ».
Selon lui, la fusion des portefeuilles Économie-Finances et Budget permet d’éviter les doublons dans le traitement des dossiers et de réduire les délais de décaissement, souvent critiqués pour leur lenteur.
Jeunesse et Sports : une même cible, une même politique
Le regroupement du ministère de la Jeunesse et des Sports obéit, d’après le porte-parole, à la même logique de cohérence. « La politique de la jeunesse et celle des sports concernent la même population. Les regrouper permet d’éviter des décisions contradictoires et de rendre l’action plus cohérente », a-t-il soutenu.
Il a souligné que la séparation des deux départements pouvait engendrer des retards, notamment dans la mise en œuvre des programmes liés aux infrastructures sportives locales ou aux initiatives en faveur de l’emploi et de l’encadrement des jeunes.
Des procédures jugées trop longues
Au-delà des fusions institutionnelles, Ousmane Gaoual Diallo a mis en lumière les lourdeurs de la passation des marchés publics. « Entre l’initiation d’un marché et son attribution, il peut s’écouler jusqu’à seize mois », a-t-il indiqué.
Un délai qui s’explique, selon lui, par la succession des étapes administratives et par les exigences imposées aux entreprises, notamment la mobilisation de garanties bancaires avant le versement de l’avance de démarrage. Résultat : des chantiers souvent retardés, malgré la disponibilité des financements.
Anticiper pour mieux exécuter
Le ministre a également insisté sur l’impact du calendrier administratif et des saisons pluvieuses sur l’exécution des travaux publics. « Si un marché est attribué en pleine saison des pluies, les travaux ne peuvent pas démarrer immédiatement », a-t-il rappelé, citant notamment les contraintes en Moyenne-Guinée et en Haute-Guinée.
Pour y remédier, le gouvernement prévoit d’anticiper la préparation des dossiers d’appel d’offres afin de permettre un décaissement plus rapide et un lancement effectif des chantiers avant les fortes pluies.
Au-delà des ajustements techniques, le porte-parole assure que cette réforme vise à instaurer une action publique « plus rapide et plus cohérente », avec en ligne de mire une meilleure exécution des investissements et une administration moins fragmentée.
Amadou Diallo


































