Face à la présence de plus en plus préoccupante d’enfants dans les carrefours, marchés, garages, ateliers, chantiers et zones de mendicité, les Parquets Généraux près les Cours d’Appel de Conakry et de Kankan annoncent un durcissement des mesures de protection de l’enfance sur l’ensemble de leurs ressorts judiciaires.
Dans un communiqué conjoint rendu public ce 7 mai 2026, les autorités judiciaires indiquent avoir donné des instructions fermes aux parquets d’instance afin de renforcer immédiatement les actions préventives destinées à protéger les mineurs exposés à diverses formes de vulnérabilité.
Selon le document, cette décision intervient dans un contexte marqué par une recrudescence inquiétante de l’exploitation des enfants dans plusieurs espaces publics, les exposant à de graves risques pour leur sécurité, leur santé, leur moralité et leur éducation.
S’appuyant sur les dispositions du Code de l’Enfant, les parquets entendent prioritairement lutter contre la mendicité des mineurs, l’exploitation économique, les travaux dangereux ainsi que les pires formes de travail des enfants.
Pour atteindre cet objectif, les autorités judiciaires annoncent un renforcement de la collaboration entre les parquets, les officiers de police judiciaire, les autorités administratives et communales, les services sociaux et éducatifs ainsi que les inspections du travail.
Cette synergie devra permettre d’intensifier les opérations de veille, de sensibilisation, d’identification et de prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité.
Dans leur communiqué, les Parquets Généraux rappellent également que la protection des enfants constitue une responsabilité collective qui incombe aussi bien aux parents et tuteurs qu’aux employeurs, responsables de garages, d’ateliers, de chantiers ou encore aux leaders communautaires et religieux.
Le ministère public affirme par ailleurs sa volonté de faire respecter strictement les lois protégeant les mineurs et prévient que des poursuites pénales seront systématiquement engagées contre toute personne impliquée dans des actes portant atteinte aux droits, à la dignité ou à l’intégrité des enfants.
« La protection de l’enfant constitue une obligation légale, morale et institutionnelle qui s’impose à tous », insiste le communiqué.
Enfin, les Parquets Généraux de Conakry et de Kankan lancent un appel à l’ensemble des citoyens, des collectivités locales, des organisations sociales et des médias afin de soutenir cette dynamique nationale de prévention et de protection de l’enfance.
Communiqué parquet conakry et kankan
Amadou Diallo



































