Brève: NEW YORK — Au lendemain du discours offensif de Donald Trump, le président iranien Masoud Pezeshkian a répondu mercredi à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU par un message mêlant fermeté et ouverture diplomatique.
Devant les dirigeants du monde, le chef de l’État iranien a dénoncé les frappes américaines et israéliennes contre son pays, tout en affirmant que Téhéran ne cherchait pas la guerre. « Nous ne voulons pas être forts pour être des agresseurs », a-t-il déclaré, appelant néanmoins à renforcer les capacités de défense de l’Iran.
Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les échanges énergétiques mondiaux, a occupé une place importante dans son intervention. Pezeshkian a estimé que l’Iran ne pouvait accepter que des puissances étrangères utilisent cette voie maritime tout en participant, selon lui, à des opérations militaires contre son pays.
Sans annoncer explicitement une fermeture du détroit, le président iranien a lié son accès aux questions de sécurité et de souveraineté. Il a également dénoncé les livraisons d’armes et de technologies militaires aux pays de la région.
Sur le nucléaire, Pezeshkian a réaffirmé la position officielle de Téhéran : pas d’arme atomique, mais la poursuite des technologies nucléaires à des fins pacifiques. Il a par ailleurs dénoncé ce qu’il considère comme un « deux poids, deux mesures » concernant l’Iran et Israël.
Le conflit à Gaza a également occupé une place centrale dans son discours. Le président iranien a présenté la situation palestinienne comme l’un des principaux obstacles à une paix durable au Moyen-Orient.
Face aux États-Unis, le ton est resté particulièrement ferme. Pezeshkian a rejeté toute idée de capitulation de l’Iran, tout en adressant un message direct à Donald Trump : Téhéran se dit prêt au « dialogue », à la « diplomatie » et aux « négociations », mais refuse tout processus mené sous la pression ou le « langage de la force ».
Le discours iranien s’articule ainsi autour d’une double ligne : fermeté sur la souveraineté et la défense, mais maintien d’une porte ouverte aux négociations. En plaçant Ormuz au cœur de son intervention, Pezeshkian rappelle également que toute issue au conflit devra, selon Téhéran, prendre en compte la sécurité du Golfe et le rôle de l’Iran dans la région.
Avec Rfi





































