Au 34ᵉ jour du conflit qui embrase le Moyen-Orient, les déclarations politiques se mêlent aux frappes militaires dans une atmosphère de tension extrême. Alors que Donald Trump affirme que l’Iran ne constitue « plus vraiment » une menace stratégique, Téhéran répond par des promesses de représailles « écrasantes », laissant entrevoir une guerre qui pourrait encore durer.
Washington affiche sa détermination militaire
Dans une allocution solennelle à la nation mercredi soir, le président américain a annoncé que les États-Unis poursuivraient leurs frappes contre l’Iran pendant « encore deux ou trois semaines », estimant que les objectifs stratégiques américains étaient sur le point d’être atteints.
Parmi ces priorités, Washington cite notamment l’empêchement de l’accès de Téhéran à l’arme nucléaire, un objectif présenté comme non négociable par l’administration américaine.
Cette déclaration, loin d’ouvrir la voie à une désescalade, confirme plutôt l’enlisement d’un conflit désormais entré dans son deuxième mois, sans perspective immédiate de cessez-le-feu.
Téhéran promet une riposte « dévastatrice »
Du côté iranien, les propos de Donald Trump ont provoqué une réaction immédiate. Les autorités de la Iran ont dénoncé les exigences américaines jugées « maximalistes et irrationnelles », tout en rejetant les informations évoquant d’éventuelles négociations pour une trêve.
Téhéran a également averti que toute intensification des frappes américaines pourrait entraîner des attaques « plus vastes et plus destructrices », renforçant les craintes d’un embrasement régional.
Israël en alerte face aux missiles iraniens
Sur le terrain, les tensions restent vives. L’armée de Israel a annoncé jeudi avoir intercepté une nouvelle vague de missiles tirés depuis l’Iran, quelques heures seulement après le discours du président américain.
Ces échanges de frappes illustrent la dimension régionale du conflit, où plusieurs acteurs s’affrontent directement ou par alliés interposés.
Le Liban paie un lourd tribut humain
Au Lebanon, les conséquences humanitaires de cette guerre continuent de s’alourdir. Selon le ministère libanais de la Santé, les frappes israéliennes menées depuis le début des affrontements avec le Hezbollah le 2 mars ont fait au moins 1 318 morts et 3 935 blessés.
Parmi les victimes figurent 91 femmes, 125 enfants et 53 membres du personnel médical, un bilan qui illustre la gravité de la situation pour les populations civiles prises au piège des bombardements.
Une guerre sans issue immédiate
Entre menaces politiques, démonstrations de force militaires et pertes humaines croissantes, la guerre au Moyen-Orient semble s’installer dans la durée. Malgré les déclarations optimistes de Washington sur l’atteinte prochaine de ses objectifs, les échanges de menaces entre les protagonistes laissent craindre une nouvelle phase d’escalade plutôt qu’un retour rapide à la paix.
Sur le terrain diplomatique comme militaire, le spectre d’un conflit élargi reste désormais au cœur des inquiétudes internationales.
avec Rfi


































