Conakry. Le gouvernement guinéen s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la coordination de son action. Face aux secrétaires généraux, chefs de cabinet, conseillers et inspecteurs généraux des différents départements ministériels, le Premier ministre Bah Oury a annoncé une réorganisation de l’action gouvernementale autour de quatre grands pôles.
Cette nouvelle architecture vise, selon le chef du gouvernement, à renforcer la cohérence, la coordination et l’efficacité de l’administration dans la mise en œuvre des politiques publiques.
« Cette réorganisation répond à une nécessité pour la haute administration de disposer d’une organisation et d’une méthodologie adaptées afin d’accompagner efficacement la transformation du pays », a expliqué Bah Oury.
Des ministères regroupés par pôles
Dans cette nouvelle configuration, les départements ministériels seront regroupés en fonction de leurs domaines de compétence et des complémentarités entre leurs missions. L’objectif affiché est de favoriser une meilleure synergie entre les différents secteurs et de faciliter la préparation des décisions gouvernementales.
Pour le Premier ministre, cette organisation doit permettre à l’administration de gagner en efficacité tout en améliorant la cohérence de l’action publique.
Bah Oury a toutefois tenu à clarifier la place de ces nouveaux pôles dans le fonctionnement institutionnel du gouvernement. Il assure que leur mise en place ne remet pas en cause les mécanismes de coordination déjà existants.
« Cette réorganisation ne se substitue pas aux mécanismes de coordination déjà en place », a-t-il précisé.
Les comités interministériels en première ligne
Au cœur de ce nouveau dispositif figurent les comités interministériels par pôle. Ces structures auront notamment pour mission de préparer et de coordonner les dossiers avant leur examen au niveau du Conseil interministériel.
Selon Bah Oury, ces comités doivent permettre d’approfondir les réflexions sectorielles et de donner davantage de contenu aux travaux gouvernementaux.
« Les comités interministériels par pôle sont des éléments complémentaires pour donner plus de contenu au Conseil interministériel », a-t-il expliqué.
Les dossiers ainsi préparés pourront ensuite être soumis au Conseil interministériel, qui demeure l’espace où l’ensemble des départements ministériels se retrouvent pour partager l’information, examiner les propositions et procéder aux arbitrages nécessaires.
Le Conseil interministériel reste le cadre central
Le Premier ministre a insisté sur le fait que le Conseil interministériel conserve son rôle central dans le processus décisionnel. Il constitue, à ses yeux, le cadre permettant à tous les départements de disposer d’une information globale et de préserver la solidarité gouvernementale.
Les décisions et arbitrages issus de ce processus sont ensuite destinés à être portés devant le Conseil des ministres, avant leur validation par le président de la République.
« Les comités interministériels ne remplacent pas le Conseil interministériel », a martelé Bah Oury, soulignant que ce dernier reste le lieu où « tous les départements se retrouvent » afin de garantir une vision commune de l’action gouvernementale.
À travers cette réforme, l’exécutif entend ainsi renforcer la coordination entre les ministères et adapter le fonctionnement de la haute administration aux ambitions de transformation du pays. Une nouvelle organisation dont l’efficacité sera désormais jugée à l’épreuve de sa mise en œuvre concrète.
Fatimatou Diallo







































