Le gouvernement japonais renforce son soutien au secteur de la santé en Guinée. À l’occasion du lancement officiel du projet de digitalisation des services de santé maternelle et néonatale, organisé ce mardi 16 juin à Conakry, l’ambassadeur du Japon en Guinée, Kato Ryuichi, a annoncé un financement de 393 333 dollars américains destiné à améliorer la prise en charge des femmes et des nouveau-nés.
Dans son allocution, le diplomate japonais a rappelé les nombreux défis sanitaires auxquels la Guinée demeure confrontée, notamment les inondations récurrentes et les épidémies telles que la variole simienne (Mpox) et la rougeole.
« Ces catastrophes ont mis le système de santé guinéen, déjà caractérisé par des infrastructures fragiles, sous une pression énorme », a-t-il déclaré.
Selon lui, les femmes enceintes, les nourrissons et les jeunes enfants figurent parmi les principales victimes de ces crises, en raison des difficultés d’accès aux services de santé essentiels. À cela s’ajoute l’augmentation des risques de violences basées sur le genre dans les situations d’urgence.
Face à cette réalité, le gouvernement japonais, en partenariat avec l’UNFPA, a décidé de soutenir un projet innovant reposant sur la numérisation des systèmes de diagnostic et de prise en charge médicale.
Le financement accordé permettra notamment le déploiement d’une clinique mobile et l’équipement de dix structures sanitaires à travers le pays.
L’ambassadeur a également annoncé l’introduction de la technologie SPAQ développée par SOIK Corporation, une entreprise sociale japonaise spécialisée dans les solutions de santé numérique. Reliée à un échographe portable, cette technologie facilitera le suivi des grossesses, la centralisation des données médicales et la surveillance des patientes dans les zones isolées.
Le projet prévoit également la formation de vingt sages-femmes ainsi que la conduite de campagnes de sensibilisation contre les violences basées sur le genre.
Pour Kato Ryuichi, cette initiative illustre parfaitement l’esprit de coopération promu lors de la TICAD, consistant à développer des solutions adaptées aux réalités africaines en s’appuyant sur l’innovation et l’expertise japonaises.
« Ce projet est d’une importance capitale pour la santé publique et l’avenir de la Guinée », a-t-il conclu, réaffirmant l’engagement du Japon aux côtés des autorités guinéennes pour renforcer la résilience du système de santé national.
Marliatou Sall




































