L’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Kountia a servi de cadre, ce lundi 22 juin, au lancement officiel d’un atelier de renforcement des capacités consacré à l’utilisation et à l’analyse des données d’opinion publique issues d’Afrobarometer. Cette initiative vise à doter les universitaires guinéens des compétences nécessaires pour exploiter les données dans la recherche, l’enseignement et l’aide à la décision.
Présent dans 42 pays africains, le réseau panafricain Afrobarometer, en collaboration avec Stat View International, produit depuis plus de vingt-cinq ans des données indépendantes et rigoureuses sur les perceptions et les expériences des citoyens en matière de démocratie, de gouvernance, de services publics, de conditions économiques et d’aspirations pour l’avenir.
La cérémonie d’ouverture a réuni de nombreux experts, enseignants, chercheurs, étudiants et responsables institutionnels venus prendre part à cette formation axée sur la promotion de la culture des données au sein des établissements d’enseignement supérieur.

Dans son intervention, le représentant d’Afrobarometer en Guinée, Dr Aliou Barry, a souligné l’importance de cette rencontre dans le processus de renforcement des capacités académiques nationales.
« Cette rencontre réunit aujourd’hui des étudiants, des enseignants, des chercheurs et des encadreurs universitaires autour d’une ambition commune : mieux comprendre, analyser et valoriser les données d’opinion publique afin d’en faire des instruments au service de la recherche, de la formation et du développement de nos sociétés », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’objectif est de transformer les statistiques en connaissances utiles au service de l’éducation, de la recherche, de l’innovation et du développement humain.
Le responsable a également remercié la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation pour son soutien à l’initiative, ainsi que la direction de l’ISIC de Kountia pour son accueil.
Dr Aliou Barry a précisé que cet atelier permettra aux universitaires de mieux mobiliser les données Afrobarometer dans leurs travaux académiques, leurs recherches et leurs réflexions sur les grands défis auxquels les sociétés africaines sont confrontées.
« Les données que nous produisons sont régulièrement partagées avec les autorités afin d’éclairer les politiques publiques », a-t-il indiqué.
De son côté, la directrice générale de l’ISIC de Kountia, Pr Djénabou Barry, s’est félicitée d’accueillir cette importante rencontre, qu’elle considère comme une opportunité de renforcer les compétences des acteurs du monde universitaire.
« C’est un plaisir pour moi d’ouvrir cet atelier de renforcement des capacités des étudiants, enseignants et encadreurs à l’analyse et à l’utilisation des données Afrobarometer. Après les organisations de la société civile et les professionnels des médias, c’est désormais au tour du monde académique de bénéficier de cette initiative », a-t-elle déclaré.
Face aux mutations rapides du monde et à l’essor des nouvelles technologies, la responsable universitaire a insisté sur la nécessité de développer une culture scientifique fondée sur les données.
Pour sa part, le directeur général adjoint du Service national des bourses extérieures (SNABE), Abou Nabé, a salué une initiative qu’il juge en parfaite adéquation avec les ambitions de promotion de la recherche scientifique en Guinée.
« Cet atelier s’inscrit dans une dynamique de promotion de la recherche scientifique, de la culture de l’évidence et de la prise de décision fondée sur les données », a-t-il affirmé, avant de réitérer l’engagement du SNABE à accompagner toute action contribuant à l’excellence académique et au développement du capital humain.
Intervenant à son tour, le haut représentant du Mini Consortium Simandou, Ismaël Diakité, a rappelé le rôle central des données dans la planification du développement économique et de la transition écologique.
« Tout commence par les données et tout finira par les données. Il n’existe pas d’autre moyen efficace de planifier le développement, d’orienter les investissements ou d’engager des actions durables sans s’appuyer sur des données fiables », a-t-il soutenu.
Au nom de la ministre de l’Enseignement supérieur, le représentant du département a réaffirmé l’engagement des autorités à soutenir les initiatives favorisant la production de connaissances et le développement de la recherche scientifique en Guinée.
Selon les organisateurs, la première journée de l’atelier est consacrée aux étudiants et aux enseignants-chercheurs. La deuxième journée sera entièrement dédiée aux étudiants, tandis que la troisième ciblera spécifiquement les enseignants-chercheurs.
À travers cette formation, Afrobarometer et ses partenaires entendent contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de chercheurs et de décideurs capables de faire des données un véritable levier de développement pour la Guinée et l’Afrique.
Par Marliatou Sall.


































