La transition guinéenne franchit une nouvelle étape. Par un décret présidentiel rendu public le 20 mars, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a officiellement convoqué le corps électoral pour les élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026.
Une annonce qui s’inscrit dans la dynamique du retour à l’ordre constitutionnel, régulièrement évoquée par les autorités de la transition et attendue par les acteurs politiques ainsi que les partenaires internationaux.
Un rendez-vous électoral décisif
Selon le décret diffusé sur les antennes de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), les électeurs guinéens seront appelés aux urnes sur toute l’étendue du territoire national afin d’élire les futurs députés et conseillers communaux.
Ce scrutin devrait permettre de renouveler les institutions représentatives et de renforcer l’architecture institutionnelle du pays, dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance démocratique restent élevées.
Des modalités de vote déjà fixées
Le texte précise que les opérations de vote se dérouleront de 7 heures à 18 heures sur l’ensemble du territoire national.
Autre précision importante : le vote se fera au bulletin unique, conformément aux dispositions du code électoral en vigueur, une mesure censée simplifier les opérations de vote et limiter les contestations.
Une forte mobilisation institutionnelle attendue
Pour la bonne organisation du scrutin, plusieurs institutions étatiques sont mises à contribution, notamment les départements en charge de l’administration du territoire, de la sécurité, de la justice, de la défense, des affaires étrangères et des finances.
La Direction générale des élections ainsi que l’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel sont également appelés à jouer un rôle clé dans la supervision et la crédibilité du processus électoral.
Un test grandeur nature pour la transition
Au-delà de l’aspect organisationnel, ces élections représentent un véritable test politique pour les autorités de la transition. Elles seront observées à la loupe tant par la classe politique nationale que par la communauté internationale.
Car au-delà des dates et des décrets, l’enjeu reste le même : restaurer la confiance dans les institutions et crédibiliser le processus démocratique.
Le 24 mai 2026 ne sera donc pas seulement une date électorale. Il pourrait marquer un tournant dans l’histoire politique récente de la Guinée.
Saliou Keita




































