La Direction générale des élections (DGE) a publié, dans la nuit du mercredi au jeudi 16 avril 2026, la liste provisoire des candidats aux élections législatives et communales prévues le 31 mai. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse dédiée à l’état d’avancement du processus électoral et à la présentation des principales statistiques.
Face à la presse, la directrice générale des élections, Djenabou Touré, a dressé un premier bilan du dépôt et du traitement des candidatures. Sur les 28 partis politiques ayant soumis des listes nationales, 21 ont été provisoirement retenus pour la représentation proportionnelle. « En termes de statistiques, nous avons réussi », a-t-elle affirmé, soulignant le respect global des exigences légales.
Au cours de l’examen des dossiers, plusieurs ajustements ont été opérés afin de garantir la conformité des candidatures. Les dossiers incomplets ont été revus en concertation avec les mandataires, permettant notamment le remplacement de candidats invalidés ou inscrits sur plusieurs listes. Une procédure qui, selon la DGE, a contribué à assainir le processus.
Parmi les formations provisoirement validées figurent notamment l’Alliance pour le Renouveau et le Progrès, l’Alternance Démocratique pour le Changement, Avenir Guinée Nouvelle, le Bloc Libéral ou encore l’Union Démocratique de Guinée. La participation féminine, elle, oscille entre 29 % et 49 % selon les partis, avec des listes respectant le principe d’alternance.
Ces résultats restent toutefois soumis à validation par la Cour suprême. « Les décisions de publication de la liste nominative de ces candidats seront transmises à la Cour et publiées sur notre site », a précisé Djenabou Touré.
Au niveau des circonscriptions uninominales et plurinominales, 94 sièges de députés sont à pourvoir, sur le territoire national comme à l’étranger. La DGE recense 50 circonscriptions pour un total de 150 dossiers reçus, dont 109 validés, soit un taux de rejet de 27 %. Au total, 442 candidats sont en lice, dont 136 femmes, représentant 31 % des candidatures. « Le quota de représentation féminine est respecté », a insisté la directrice générale.
Sur le terrain, la compétition s’annonce variable selon les zones. À Conakry, des communes comme Dixinn, Gbessia ou Kaloum enregistrent plusieurs listes en compétition, tandis que d’autres circonscriptions, à l’image de Kassa ou Dabola, présentent un nombre plus limité de candidatures validées.
À l’intérieur du pays et au sein de la diaspora, la dynamique reste similaire. Des localités comme Kankan, N’Zérékoré, Kindia ou Boké affichent une pluralité de listes, traduisant une compétition électorale ouverte. À l’international, en Afrique, en Europe et en Amérique, plusieurs dossiers ont également été examinés, avec des niveaux de validation variables.
En conclusion, la DGE rappelle le caractère provisoire de ces résultats. Les candidats dont les dossiers ont été rejetés disposent d’un délai de 48 heures pour introduire un recours auprès de la Cour suprême, ultime étape avant la validation définitive des listes.
Fatimatou Diallo


































