Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump multiplie les limogeages au sein de son administration, dans ce qui apparaît comme une vaste recomposition politique et idéologique. Dernier épisode en date : le renvoi, le 2 avril, de la procureure générale Pam Bondi, après celui de la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem début mars.
Officiellement critiquée pour sa gestion de dossiers sensibles, notamment l’affaire Epstein, Pam Bondi paierait également son incapacité à engager des poursuites contre certains adversaires politiques du président. Elle rejoint ainsi une longue liste de responsables remerciés depuis 2025.
Si ces remaniements s’inscrivent en partie dans la tradition américaine du spoils system, permettant à une nouvelle administration de nommer ses fidèles, plusieurs analystes estiment que Donald Trump pousse cette logique plus loin, en écartant systématiquement les profils jugés insuffisamment alignés avec son agenda politique « MAGA ».
Les purges ont notamment touché le département de la Justice, le FBI et l’armée, où plusieurs responsables ont été remplacés par des personnalités réputées proches du président. Certaines décisions seraient également influencées par les orientations du think tank conservateur Heritage Foundation et son programme « Project 2025 », qui prône une refonte profonde de l’administration fédérale.
Ces évictions à répétition traduisent à la fois une volonté de consolidation du pouvoir et une orientation idéologique affirmée, tout en envoyant un message clair aux membres de l’appareil d’État : la loyauté politique demeure plus que jamais un critère central au sein de l’administration Trump.
Avec Rfi


































