Encore du sang sur les routes guinéennes. Encore des familles plongées dans le deuil. Encore des blessés qui luttent entre la vie et la mort. Le tragique accident survenu ce jeudi 2 avril 2026 à Sèguèyah, sur l’axe Kindia-Mamou, rappelle avec brutalité que l’insécurité routière demeure l’un des drames les plus persistants en Guinée.
Le bilan provisoire est lourd : trois morts et six blessés. Selon les premières informations, un camion transportant du sable serait entré en collision avec un taxi, provoquant un choc et d’importants dégâts humains.
Comme souvent dans ce type de drame, ce sont des vies ordinaires qui ont été brutalement interrompues par ce qui aurait pu être évité : imprudence, excès de vitesse, surcharge ou défaillance mécanique. Autant de facteurs qui continuent d’alimenter la chronique noire des accidents en Guinée.
Des victimes prises en charge dans l’urgence
Les blessés ont été rapidement évacués vers l’hôpital régional de Kindia pour recevoir des soins. Les autorités sanitaires confirment la gravité de la situation.
« Nous avons enregistré trois décès et six blessés actuellement en cours de traitement », a indiqué Dr Moussa Camara, responsable de la communication de l’hôpital régional Dr Alpha Oumar Diallo de Kindia.
Derrière ces chiffres froids se cachent des destins brisés, des familles endeuillées et des survivants qui porteront longtemps les séquelles physiques et psychologiques de ce drame.
Jusqu’à quand cette série noire ?
Cet accident repose une question devenue presque routinière mais toujours sans réponse satisfaisante : combien de morts faudra-t-il encore pour que la sécurité routière devienne une véritable priorité nationale ?
Entre le manque de contrôle technique rigoureux, l’insuffisance de la régulation du transport routier, la vétusté de certains véhicules et l’indiscipline de certains conducteurs, les causes sont connues. Les solutions aussi. Mais leur application reste souvent timide ou irrégulière.
L’urgence d’une prise de conscience collective
Au-delà de l’émotion, ce drame doit servir d’électrochoc. Il interpelle autant les autorités chargées de la régulation du transport que les conducteurs eux-mêmes. Car la sécurité routière n’est pas seulement une question de lois, mais aussi de comportement et de responsabilité collective.
Chaque accident évitable est un échec collectif. Chaque vie perdue sur la route est un rappel douloureux que la prévention reste la meilleure des réponses.
À Kindia, comme ailleurs en Guinée, ce nouveau drame vient alourdir une liste déjà trop longue. Et pendant que les blessés tentent de survivre et que les familles pleurent leurs disparus, une certitude demeure : sur les routes guinéennes, l’urgence d’agir ne peut plus attendre.
Alpha Amadou Diallo


































