La chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a condamné l’ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Ibrahima Chérif Bah, à cinq ans de prison ferme par contumace pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et abus de fonction.
Au terme d’un long procès ouvert fin 2024, la juridiction l’a reconnu coupable de la disparition de 10,5 millions de dollars des caisses de la Banque centrale durant son mandat, entre 2005 et 2010. La cour lui a également ordonné de rembourser cette somme, de verser une amende de 5 milliards de francs guinéens à l’État et a prononcé la confiscation de ses biens.
Absent du pays depuis 2020 pour des raisons de santé, selon ses proches, l’ancien gouverneur a été jugé en son absence. À la suite du verdict rendu le 23 juin, la CRIEF a émis un mandat d’arrêt contre lui.
La défense soutient que les fonds en cause avaient été débloqués sur instruction des plus hautes autorités de l’époque au profit d’une organisation humanitaire internationale. Une version rejetée par l’accusation, qui estime qu’aucune preuve documentaire n’a été apportée pour étayer cette justification.
avec Rfi


































