À l’occasion de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix, célébrée le 6 avril 2026, le ministre guinéen de la Jeunesse et des Sports, Cellou Baldé, a lancé un appel appuyé en faveur d’une augmentation significative du budget de son département, dans un contexte marqué par les derniers arbitrages autour de la loi de finances.
Cette déclaration intervient à un moment stratégique, alors que le Conseil national de la transition (CNT) s’apprête à finaliser l’adoption de la loi de finances initiale 2026 et qu’une loi de finances rectificative est également attendue. Un calendrier budgétaire crucial qui pourrait déterminer les marges de manœuvre du gouvernement dans plusieurs secteurs, dont celui du sport.
Dans son discours, le ministre a insisté sur la nécessité de repositionner le sport et la jeunesse parmi les priorités nationales. Selon lui, ces secteurs doivent bénéficier d’une attention comparable à celle accordée à l’éducation ou à la santé, en raison de leur impact direct sur la cohésion sociale et le développement humain.
« La jeunesse et le sport méritent d’être érigés en priorité nationale », a-t-il affirmé, mettant en avant le rôle du sport comme outil d’éducation, de prévention sanitaire et de stabilité sociale.
Au-delà de sa dimension sociale, Cellou Baldé a également défendu la portée économique du secteur sportif. Il a rappelé que le sport constitue aujourd’hui une véritable industrie capable de générer de la croissance, de créer des emplois et de renforcer l’image internationale des pays qui en font un axe stratégique de développement.
Dans cette dynamique, il a réaffirmé la volonté des autorités de bâtir une politique sportive structurée et durable, capable de hisser la Guinée à un niveau plus compétitif sur la scène africaine et internationale.
Mais pour le ministre, cette ambition ne pourra se concrétiser sans un engagement financier clair de l’État. Il a ainsi exhorté le gouvernement à revoir à la hausse les ressources allouées à son département afin de transformer les ambitions politiques en résultats concrets.
Cette requête s’inscrit également dans la vision globale des programmes structurants du pays, notamment l’ambitieux projet Simandou 2040, que le ministre considère comme une opportunité pour intégrer davantage le sport dans la stratégie nationale de développement.
Formulé dans un contexte symbolique dédié à la promotion du sport comme facteur de paix et de développement, ce plaidoyer intervient à un moment charnière. Les décisions budgétaires à venir devraient en effet révéler si le sport occupera réellement la place stratégique que les autorités disent vouloir lui accorder.
Car au-delà des discours, c’est bien l’effort financier qui permettra de mesurer la véritable priorité accordée à la jeunesse et au sport dans la Guinée de demain.
Abdoul Chaolis Diallo


































