À l’approche des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) hausse le ton. Dans un communiqué rendu public ce mardi 7 avril, le régulateur des médias rappelle l’interdiction formelle de toute diffusion de propagande électorale avant l’ouverture officielle de la campagne.
L’institution précise que cette mesure reste en vigueur jusqu’à la publication du décret présidentiel fixant le démarrage de la campagne électorale. Dans ce contexte, la HAC invite les médias publics comme privés à faire preuve de retenue et de professionnalisme dans le traitement de l’actualité politique.
Dans son avertissement, l’organe de régulation énumère plusieurs pratiques proscrites durant cette période préélectorale. Il s’agit notamment de la diffusion de spots publicitaires, de chansons ou de clips faisant la promotion d’un candidat ou d’un parti politique. Sont également interdits les publi-reportages, les articles commandités ou tout contenu susceptible d’orienter le choix des électeurs.
La HAC met également en garde contre l’octroi d’un temps d’antenne préférentiel à d’éventuels candidats sous couvert de couverture médiatique, ainsi que contre toute forme de propagande politique déguisée.
Par ailleurs, l’institution insiste sur le strict respect des principes d’équité, de neutralité et d’impartialité dans le traitement de l’information politique. Elle prévient que tout manquement à ces règles pourrait entraîner des sanctions conformément aux textes en vigueur.
En conclusion, la Haute Autorité de la Communication appelle les professionnels des médias ainsi que les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité afin de préserver un climat électoral apaisé et de garantir un scrutin transparent et équitable.
Aziz Camara


































