Le gouvernement guinéen est sorti de son silence ce vendredi 27 mars 2026 pour apporter des éclaircissements sur la récente dissolution de plusieurs partis politiques, une décision qui continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique.
Ces précisions ont été apportées lors d’une conférence de presse animée à Conakry par le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, en compagnie de sa cheffe de cabinet adjointe, Djami Diallo.
Au cours des échanges avec les médias, trois sujets majeurs ont dominé les discussions : la dissolution des formations politiques, la crise de liquidité qui touche le pays ainsi que les préparatifs des prochaines élections législatives et communales.
Face aux nombreuses interrogations suscitées par cette décision, les autorités ont tenu à rassurer sur la légalité du processus engagé. Selon Djami Diallo, cette opération s’inscrit dans une volonté d’assainissement et de structuration du paysage politique national.
« Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal visant à renforcer le fonctionnement des partis politiques et à garantir le respect de la Constitution ainsi que des lois en vigueur en République de Guinée », a-t-elle affirmé.
Le gouvernement insiste également sur l’équité du processus, précisant que toutes les formations politiques ont été soumises aux mêmes exigences administratives.
« Tous les partis politiques ont été soumis au même processus administratif, avec les mêmes objectifs et les mêmes critères », a-t-elle ajouté.
Les autorités tiennent toutefois à souligner que ces dissolutions ne marquent pas la fin de l’engagement politique des acteurs concernés. Elles encouragent plutôt les responsables des partis dissous à se réorganiser dans le respect des textes légaux.
« La dissolution d’un parti n’est pas une fin en soi. Les acteurs politiques concernés restent libres de se réorganiser conformément à la loi », a précisé Djami Diallo.
Dans cette dynamique, le gouvernement invite les responsables des formations dissoutes à entreprendre rapidement les démarches nécessaires afin de régulariser leur situation administrative et poursuivre leurs activités politiques dans un cadre légal.
Saliou Keita




































